mardi 4 mars 2014

Le cerveau ce pénible

Je passe des périodes parfois longues, pendant lesquelles j'ai comme des bloquages créatifs. Je me dis que je regarde trop de choses, trop de créations et d'artistes de talent via le net et que ça me bloque. Pourtant je ne peux pas m'en empêcher. Pinterest, Instagram c'est le mal. Pourtant j'y trouve souvent de l'inspiration. Mais je mets beaucoup de temps à digérer toutes ces images. Je griffonne, je pense, j'oublie les croquis, j'oublie les idées.
Depuis plusieurs mois (en fait plusieurs années mais je ne prenais pas au sérieux les signes avant-coureurs), comme si ça ne suffisait pas je souffre d'un syndrome du canal carpien bilatéral (les deux mains quoi) et ça me pose un réel problème au quotidien. Non seulement j'ai mal pour tout un tas de tâches banales, comme faire la vaisselle, faire une mayonnaise, se sécher les cheveux, tenir le téléphone, si si, mais le plus problématique en fait, c'est que j'ai du mal à dessiner. Ouille.
Bizarrement pour broder je gère bien, et pour le tricot, n'étant pas une grande assidue c'est pas grave. Alors bon bref, tout ça pour dire que c'est pas drôle déjà pour n'importe qui, mais pour quelqu'un qui ne voit que par la création manuelle ça fout un coup au moral.
J'ai même abandonné un projet de formation professionnelle à cause de cette histoire de canal carpien.
Bref, après plusieurs mois de rendez-vous médicaux, d'infiltrations vaines, de déceptions et d'angoisse, je vais subir une opération ce jeudi, de la première main. La gauche, MA main, qui sera immobiliser pendant une dizaine de jour. Bras en écharpe, coucouche panier la main, tu fais plus rien.
Alors c'est là que mon cerveau décide qu'il faut dessiner plein de petites choses, des idées de projets broderie en majorité. Là comme ça, alors que je ne pourrais rien faire pendant pas mal de temps, il tape du pieds, et se mets en ébullition du réveil jusqu'à 2h du mat.
Il est comme ça mon cerveau, il aime bien se réveiller quand j'ai pas le temps, quand je ne PEUX PAS.
C'est pas la première fois qu'il me fait ce coup là. Et puis, tu vas voir, quand je vais récupérer mes capacités motrices, il va me lâcher, il va faire le paresseux. Je le connais à force.